Ces chroniques ont été écrites entre 1996 et 1999. J'espère qu'elles vous permettront de découvrir de nouveaux albums. Pour davantage de musique, je vous invite à visiter ma page sur Roy Z ainsi que le site officiel de Tribe of Gypsies, que je maintiens également.
Il serait dommage de passer à côté des albums signalés par
: écoute et achat très fortement recommandés !
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Amorphis |
Tales From The Thousand Lakes | Nuclear Blast | 1994 | Death Metal mélodique | Finlande |
| Après un premier opus pas franchement passionnant, Amorphis change de cap et nous offre ainsi une des meilleurs surprises de l'année. Concept album inspiré du folklore finlandais, Tales ruisselle de mélodies surgies d'un passé révolu qui tourbillonnent sans fin autour d'un chant caverneux à souhait. Mélancolique mais majestueux, l'ensemble vogue le plus souvent à allure modérée, la production de maître Skogsberg lui conférant une puissance retenue. Au confluent du Heavy des années 80, du Death nordique et du Doom ultra mélodique de l'école anglaise jaillit donc un album si captivant qu'on a du mal à ne pas l'écouter d'une seule traite. Totalement impropre au headbanging, Tales privilégie avant tout le feeling : il vous convie à un voyage à travers le temps et l'espace dont vous sortirez à la fois apaisé et purifié. Qu'attendez-vous ? Plongez ! (JS) - Index | |||||
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Anathema |
Crestfallen | Peaceville | 1992 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Après le très confidentiel (mais néanmoins excellent) They Die, voici donc la première offrande "grand public" d'Anathema. Il n'est jamais aisé de captiver l'auditeur avec des morceaux qui progressent à l'allure d'un corbillard : Anathema y parvient pourtant, car le registre des tristes sires de Liverpool possède aussi bien la lourdeur absolue des premiers My Dying Bride que la mélodie du Gothic de Paradise Lost. Brefs rayons de soleil déchirant la noirceur du chant Death, les harmonies plaintives des deux guitares confèrent à l'ensemble une beauté froide et désespérée. Et l'on reste pétrifié par Everwake, court intermède acoustique illuminée par une chanteuse à la voix cristalline... Un grand groupe est né (JS) - - Index | |||||
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Anathema |
Pentecost III | Peaceville | 1995 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Comme Serenades le laissait pressentir, Anathema continue de s'éloigner à petits pas du Doom Metal ultra lourd de ses débuts. Différence notable, une production plus ample où les instruments gagnent en texture ce qu'ils perdent en lourdeur. Même s'il reste globalement lent, le tempo n'est plus pachydermique, impression d'ailleurs renforcée par un recours moindre au chant Death ou à la rythmique écrasante de guitares qui préfèrent se faire lancinantes ou harmonieuses. La finesse de leur jeu et le recours judicieux à quelques touches de clavier donnent donc une envergure accrue à ce mini-album, où s'instaure une noirceur moins brute mais tout aussi pesante qu'auparavant. L'album à venir risque d'être le bon... (JS) - Index | |||||
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Anathema |
Serenades | Peaceville | 1993 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Ce premier album est intéressant à double titre, car Anathema y confirme l'excellente impression laissée par Crestfallen tout en affirmant sa propre identité. Au travers de compos lentes et lourdes, Serenades tente d'exprimer de longues minutes durant la souffrance et le tourment que provoquent la perte d'un être cher. Et comme sur Crestfallen, Anathema nous offre un bref morceau acoustique (J'ai fait une promesse) interprété par la même chanteuse enchanteresse. Tout au long de l'album, les guitares sont plus que jamais présentes pour rehausser la morneur de l'ensemble de quelques traits fulgurants, comme sur Sleep in sanity ou Under a veil. Mais loin de se contenter de son style originel, Anathema y incorpore quelques parties plus rapides et Darren White s'essaie ici et là au chant clair : pour preuve, l'excellent Sleepless, qui dévoile une nouvelle facette du talent d'Anathema. Notons également l'apparition de nappes de clavier qui culminent sur l'onirique Dreaming, expérimentation instrumentale de 23 minutes (!). Fait curieux pour un premier album, Serenades est donc déjà porteur de changements, sans doute annonciateurs de la direction des opus à venir. La chenille serait-elle en train de devenir papillon ? (JS) - Index | |||||
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Anathema |
The Silent Enigma | Peaceville | 1995 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Le départ de Darren White aura t-il été un déclencheur ? Quoi qu'il en soit, le second album d'Anathema surpasse tous leurs efforts précédents. Poursuivant le sillon tracé par Pentecost III, The Silent Enigma repose sur des morceaux tour à tour lourds et atmosphériques ainsi que sur le chant tantôt rugissant tantôt plaintif de Vincent Cavanagh. De plus, les textes hermétiques et la presence fréquente de claviers voilent le tout d'une aura de mystère qui ne rend que plus foudroyants les leads de son frère Daniel. L'influence planante des groupes de Rock progressif des années 70s est plus qu'évidente et elle fertilise à merveille les racines métalliques des Anglais. Ceux-ci n'hésitent d'ailleurs plus à accelerer l'allure, donnant ainsi naissance au somptueux A Dying Wish dont les 8 minutes de chevauchée désesperée vous laisseront pantois. Cette fois, plus de doute : une nouvelle étoile brille dans le noir firmament du Doom Metal (JS) - Index | |||||
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Arch Enemy |
Stigmata | Century Media | 1998 | Death Metal mélodique | Suède |
| Deux ans après la bombe Black Earth, Arch Enemy est de retour dans l'arène. Les deux guitares des frères Amott constituent toujours l'echine de ce groupe mutant, étonnant hybride de Death Metal suédois et de leads aussi ancrés dans les 80s que les fûtes en Spandex ou les chemises à jabot. Souvent moins frénétiques que celles d'At The Gates ou Dark Tranquility, les compos de Stigmata sont plus proches de celles de Carcass (forcément) ou Entombed. Son bien gras (merci M. Nordström), rythmiques cisaillantes et batterie blastant furieusement au moment opportun : même s'il n'est plus aussi original qu'il y a quelques années, ce menu reste toujours très alléchant ! La beauté de cet album réside donc dans les harmonies et les solos de la paire Michael / Christopher. Si l'on connaît depuis longtemps le style du premier, le talent du second ne cesse d'étonner. Mélodique, rapide, efficace : ce gamin là, qui voue une admiration sans bornes à Malmsteen, ira très loin. La combinaison de ces deux talents donne donc naissance à des perles comme Black earth - bastonnade intense entrecoupées de 2 solos cristallins - ou Bridge of destiny, dont la longue cavalcade Carcassesque s'acheve sur 2 minutes de mélodie divine à faire pleurer de bonheur le plus endurci des métalleux. Quatre mains de fer dans des gants de velours ! (JS) - Index | |||||
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At The Gates |
Slaughter Of The Soul | Earache | 1995 | Death Metal mélodique | Suède |
| Par où commencer ? Par les hurlements poignants et la richesse de textes plus noirs que du sang au clair de lune ? Ou par le matraquage incessant d'une section rythmique hors du commun ? A moins que les guitares tour à tour grondantes et enjôleuses... Non, décidément, la beauté froide de cet album tient à la perfection de l'ensemble, alchimie subtile combinant agression et mélodie dans un tourbillon de rage desespérée. Etoile filante du Death Metal mélodique, At The Gates commet ici son ultime album, album ultime à l'aune duquel seront mesurés ceux qui tenteront vainement de lui succéder. Et l'absence de ce groupe d'exception n'en est que plus amère... (JS) - Index | |||||
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Bewitched |
Hell Comes To Essen | Osmose | 1998 | Heavy Metal | Suède |
| Enregistré en Allemagne lors de la tournée World Domination (avec Dark Tranquility, Enslaved et quelques autres), Hell Comes To Essen est sans doute l'album live le plus dispensable de l'année. Même si le son est plutôt bon et la performance du groupe correcte, qui veut vraiment entendre des versions live des morceaux de Pentagram Prayer (à part moi) ? Bien que je ne me fasse pas d'illusions, je me dois par conscience "professionnelle" de lancer l'appel suivant. Ami hardos : tu possèdes comme moi Pentagram Prayer et Hell Comes To Essen, tu n'en as pas honte et tu headbangues dans ton salon en hurlant "SAAAAATAAAAAN" ? Si oui, contacte moi : primo, ca rassurera (?) mes proches de savoir que je ne suis pas un cas isolé et secondo, on pourra se faire une fête de folie ! (JS) - Index | |||||
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Bewitched |
Pentagram Prayer | Osmose | 1997 | Heavy Metal | Suède |
| Pas de surprise (on n'en attendait d'ailleurs pas) : le Evil Heavy/Speed de Bewitched n'a pas changé d'un iota depuis Encyclopedia Of Evil. Mais pas question de parler ici d'influence, car on ne compte plus les riffs de Maiden, Priest ou Mercyful Fate qui sont "recyclés" sur Pentagram Prayer. Bien sûr, ce phénomène existait déjà dans les années 80 et se produit encore aujourd'hui - comme en atteste le succès d'Hammerfall. Mais tout de même : à l'écoute de chaque morceau, on hésite entre rigolade et consternation... Il en va de même pour des textes dont le satanisme de bazar atteint immanquablement des proportions Venomesques. Seule différence par rapport à Cronos & co : la production et l'interprétation sont ici à la hauteur. Presque aussi navrant que Welcome To Hell, Pentagram Prayer est donc le fond sonore idéal de votre prochaine beuverie Heavy Metal. SAAAATAAAAN !!! (JS) - Index | |||||
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The Blood Divine |
Awaken | Peaceville | 1996 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Darren White ne sera pas resté inactif très longtemps après son éviction d'Anathema. A la mi-95, il s'entoure en effet de musiciens déjà bien rodés - dont 3 anciens membres de Cradle of Filth - et fonde The Blood Divine. Si ce dernier ne se situe pas aux antipodes d'Anathema, leurs directions respectives n'en sont pas pour autant parallèles. Bien sur, on retrouve ici une gros fond de Doom à l'anglaise avec son lot de guitares lourdes et de leads mélodiques, comme sur Wilderness ou Heart of ebony. Mais The Blood Divine ne s'y limite pas et flirte allégrement avec Rock 70s (Moonlight adorns) ou Heavy Metal (In crimson dreams), sans oublier l'acoustique de rigueur (These deepest feelings) où l'on retrouve d'ailleurs la même chanteuse que sur Pentecost III. Autre différence notable, le clavier est quasi omniprésent, aussi bien en intro - où il retrouve souvent sa sonorité Filthienne - qu'en accompagnement des deux guitares où il contribue à la complexité des orchestrations. Cette diversité de styles confère a Awaken une vaste palette de sons et d'ambiances, peut-être trop au goût de certains. Quoi qu'il en soit, l'experience est très intéressante et mérite être poursuivie (JS) - Index | |||||
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The Blood Divine |
Mystica | Peaceville | 1997 | Rock 70s | Grande-Bretagne |
| Après un premier album très prometteur et une tournée européenne en compagnie de My Dying Bride, The Blood Divine se devait de confirmer son statut de valeur montante du Métal dépressif anglais. Hélas, Mystica est une franche déception. En effet, alors qu'Awaken> déroulait d'envoûtantes nappes de noirceur déchirées de fulgurants éclairs mélodiques, Mystica n'est qu'une succession de morceaux mollassons sans âme, dont les sonorités trop ouvertement seventies (Deep Purple, Pink Floyd, etc.) noient toute identité métallique au lieu de la rehausser. Doté par ailleurs d'une production bien maigrelette, cet album échoue là où le Eternity d'Anathema a réussi, à savoir alterner avec bonheur passages planants, intermèdes acoustiques et grandes cavalcades. En attendant que The Blood Divine fasse preuve de plus d'imagination, laissez vous donc enivrer par Morningrise d'Opeth. Vous n'en reviendrez pas (JS) - Index | |||||
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Dark Funeral |
Vobiscum Satanas | No Fashion | 1998 | Black Metal | Suède |
| Né de l'étreinte bestiale de Marduk et Dissection, voici Dark Funeral. En effet, ces suppôts de Satan à la mine patibulaire empruntent vitesse pure aux premiers et riffs mélodiques aux seconds. Durant 35 minutes où les claviers brillent par leur absence, les peinturlurés nous agressent avec méthode et application, ne relâchant la pression qu'à l'occasion de courts passages mid tempo. Les textes sont (évidemment) sataniques et leur message sans détour fera la joie des amateurs du genre. Par ailleurs bien produit, Vobiscum Satanas aurait peut-être gagné à comporter davantage d'intermèdes lents et lourds, qui auraient conféré une identité mieux définie aux différents morceaux. Malgré ce petit reproche, cet opus de bonne facture mérite bien une petite place aux côtés de Storm Of The Light's Bane... (JS) - Index | |||||
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Dark Tranquility |
The Gallery | Osmose | 1995 | Death Metal mélodique | Suède |
| A mi-chemin entre l'intensité dramatique d'At The Gates et le charme mélodique d'In Flames, Dark Tranquility livre un premier album surprenant de maîtrise et de maturité. Sans renier leurs racines Death Metal, les jeunes Suédois évitent en effet les poncifs du genre en l'aérant de passages plus posés et de cascades harmoniques. D'une grande technicité, l'ensemble regorge d'idées et procure un plaisir renouvelé à chaque écoute. Possédant la classe propre aux albums fondateurs, The Gallery se doit donc de figurer dans votre collection (JS) - Index | |||||
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Darkified |
Sleep Forever... | Drowned Productions | 1992 | Death Metal | Suède |
| Fondé par l'ex-chanteur de Marduk (ce qui explique sans doute la similitude de leurs logos), Darkified nous propose ici son premier 45 tours. Les trois morceaux qui le composent donnent dans un Death Metal brutal et technique, le chant étant lui moins caverneux qu'à l'accoutumée. On notera également la présence de Dan Swanö aussi bien aux manettes - d'où l'excellente production - qu'au clavier. L'ensemble est certes compétent mais pas franchement original, ce qui explique sans doute qu'on n'ait depuis plus jamais entendu parler de Darkified... (JS) - Index | |||||
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Destiny's End |
Breathe Deep The Dark | Metal Blade | 1998 | Power Metal | USA |
| Le Metal U.S. sortirait-il de sa léthargie ? Il est sans doute trop tôt pour le dire mais voila en tout cas un pas dans la bonne direction. Composé d'anciens musiciens de New Eden et du strident James Rivera (qui s'etait illustré dans Helstar au début des années 80), ce combo de Los Angeles signe en effet un premier album très prometteur. Techiques, rapides et pas si mélodiques que ça, les 11 compos s'articulent autour de riffs agressifs soutenus par une batterie qui ne relâche jamais son étreinte. Quant au chant de Rivera, ses longues plaintes et son phrasé grandiloquent renforcent la puissance froide qui émane de l'ensemble. Il est par ailleurs bien difficile de mettre en avant telle ou telle influence, même si Destiny's End est plus proche de Queensryche, Fates Warning ou Metallica grande époque que d'Helloween ou Maiden. Quoi qu'il en soit, compliments a Bill Metoyer pour sa production claire et pêchue qui accroît l'impact des guitares rythmiques. Au total, cet album d'une grande richesse déroutera peut-être les amateurs de mélodies instantanées, mais il ne manquera pas de dévoiler ses nombreuses qualités au fil des écoutes... (JS) - Index | |||||
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Desultory |
Bitterness | Metal Blade | 1994 | Death Metal mélodique | Suède |
| Mi-Entombed, Mi-Paradise Lost, l'hybride Desultory prolonge l'agonie avec un Bitterness au titre sans équivoque : de chacun de ses 9 fragments suintent en effet mal-être et solitude. Sources vitales d'où jaillissent rage écarlate et plaintes funestes, les deux guitares constituent évidemment la force d'un album qui a pourtant du mal à trouver son identité. Parfois etouffé par des parties Death trop génériques, Bitterness recèle néanmoins d'excellents moments, comme les leads gémissants de Life Shatters ou A Closing Eye. Un album prometteur, si les Suédois décident de poursuivre dans cette voie (JS) - Index | |||||
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Det Hedenske Folk |
True Northern | démo | 1996 | Black Metal | Norvège |
| Det Hedenske Folk ("le peuple païen") fut fondé par Tyr fin 1993. Deux ans plus tôt, le même Tyr avait appartenu à Old Funeral, groupe obscur devenu culte grâce à la présence dans ses rangs de Varg Vikernes (futur Burzum) ainsi que d'Abbath et de Demonaz (futurs Immortal). Enregistrée au célèbre studio Grieghallen, cette démo trois titres est l'Suvre quasi exclusive de Tyr : seule la batterie est confiée à autre musicien, en l'occurrence son ancien collègue Abbath. Rééditée depuis sur un split CD avec Abyssic Hate, cette demo de très bonne facture est un pur produit de l'école norvégienne. Sans briller par son originalité, elle devrait toutefois combler les amateurs de Satyricon ou Immortal. Mais arrivé sans doute trop tard sur une scène déjà saturée, il semble que DHF n'ait pas rencontré l'écho attendu et ce projet risque bien de rester lettre morte (JS) - Index | |||||
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Diabolical Masquerade |
The Phantom Lodge | Adipocere | 1996 | Black Metal mélodique | Suède |
| Connu jusqu'ici pour ses noires exactions au sein de Katatonia, le talentueux Blackheim nous convie ici à une digression aussi énigmatique qu'éclectique. Sur des fondations résolument Black Metal, il bâtit en effet un édifice torturé, aux facades multiples et aux innombrables recoins : tantôt primitive et furieuse, tantôt douceâtre et mélancolique, l'atmosphère qui l'habite n'est pas sans rappeler l'horreur grandiloquente des premiers Mercyful Fate. Forcément inégale, cette construction ambitieuse possède toutefois une âme, comme en attestent la vigueur mediévale de Ravenclaw et le baiser glacé de Cloaked By The Moonshine Mist. Les esprits aventureux y trouveront plus que leur compte...(JS) - Index | |||||
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Bruce Dickinson |
Killing Floor | JVC | 1998 | Heavy Metal | Grande-Bretagne |
| Unique single tiré de Chemical Wedding, Killing Floor ravira les inconditionels de Bruce & co. En effet, ce CD japonais (Victor VICP-60467) comporte deux excellents inédits, Real World et Confeos. Issu des sessions de Chemical Wedding, Real World s'inscrit dans la continuité de cet album magique : riffs en tungstène massif et Bruce hurlant à pleins poumons...avec le renfort inattendu de Gregg Analla (Tribe of Gypsies) sur le refrain. Changement radical avec Confeos, tiré des sessions de Accident of Birth. Fan avoué de Ian Gillan, Bruce s'offre ici un gros clin d'oeil à Deep Purple, avec orgue et tout le tremblement. Sacré blagueur... (JS) - Index | |||||
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Bruce Dickinson |
The Chemical Wedding | Air Raid Records | 1998 | Heavy Metal | Grande-Bretagne |
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Une fois de plus, ce diable d'homme a frappé fort. Après le virulent
Accident Of Birth, nombre de mécréants proclamèrent haut et
fort que l'inconséquent Dickinson avait définitivement regagné les
eaux sûres (et lucratives) du Heavy à lancienne. Erreur ! Aux
antipodes des clichés Métal, The Chemical Wedding claque comme
le plus cinglant des démentis. Prenant tous les risques, Bruce livre
ici l'un des meilleurs albums de sa carrière, aux allures de cours de
rattrapage pour naufragés des eighties.
Bien que magistral, celui-ci est ardu et il suffit de lire les chroniques indigentes parues ici ou là pour sen convaincre. Je vous l'accorde, les thèmes ésotériques abordés sur cet album sont hermétiques. Toutefois, grâce à un petit effort intellectuel, l'oeuvre de William Blake dévoile ses mystères et se révèle passionnante. Quel contraste saisissant avec... Non, inutile de retourner le couteau dans la plaie. Musicalement, l'ensemble est d'une précision et d'une compacité à faire pâlir d'envie le plus dogmatique des métalleux teutons. Soulignons d'ailleurs le rôle crucial joué par le prodigieux Roy Z qui n'a pas son pareil pour alterner riffs sidérurgiques et solos déjantés. Un sans-faute de plus pour celui qui apparaît chaque jour davantage comme une étoile montante du Métal. Par ailleurs, Eddie Casillas (basse) et Dave Ingraham (batterie) font preuve d'une audace décuplée et se montrent sous un bien meilleur jour que sur Accident Of Birth. Quant à l'Empereur Adrian, que dire qui n'ait déjà été dit mille fois : il est tout bonnement fabuleux. Et Bruce na pas aussi bien chanté depuis... Non, décidément, il ne faut pas remuer les vieux souvenirs : ça rend mélancolique. Tournons nous donc vers l'avenir ! Au vu de l'insolente santé affichée par Bruce et ses acolytes, il ne pourra d'ailleurs être que radieux (JS) - Index |
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Dirty Deeds |
Danger Of Infection | Beast Records | 1997 | Heavy Metal | Grande-Bretagne |
| Danger Of Infection cartonne au Japon. Tout est dit ou presque, et les amateurs de Speed Velu(tm) trouveront cet album bien fade. En revanche, tel une bière bien glacée après une longue traversée du désert, le Heavy rafraîchissant de Dirty Deeds fera couler quelques larmes de joie sur le visage buriné des vétérans du début des années 80. Bâti sur une section rythmique carrée et des riffs éprouvés, les sonorités ricaines de Danger Of Infection constituent la bande son idéale de votre prochaine réunion danciens combattants du Métal. Un tempo guilleret, de très bons solos et pas la moindre coquetterie symphonico-progressive : cest reposant, non ? Toutefois, bien que sympa et bien ficelé, cet album est sans doute trop anachronique pour ne pas passer inaperçu au milieu de la Kornerie ambiante. Sale époque... (JS) - Index | |||||
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Dissection |
Frozen In Wacken (bootleg) | Headache | 1999 | Black Metal mélodique | Suède |
| Enregistré le 8 août 1997 au Wacken Open Air Festival, ce bootleg qui comprend l'integralité du show - soit un peu plus de 45 minutes - est de très bonne qualité. La quasi absence du public laisse d'ailleurs penser qu'il a été pris directement sur la table de mixage. Le concert n'est certes pas exempt de problèmes techniques (dont une panne de micro au début du premier morceau), mais c'est la le lot de tous les festivals ! S'appuyant très largement sur Storm Of The Light's Bane (seul Soulreaper manque à l'appel), Dissection est ici au sommet de son art maléfique. Frozen In Wacken est donc fortement recommandé à tous les amateurs de Black mélodique, d'autant plus qu'il constitue l'un des très rares témoignages live du groupe (officiels ou pas). Reste à mettre la main dessus : bon courage... (JS) - Index | |||||
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Dissection |
Storm Of The Light's Bane | Nuclear Blast | 1995 | Black Metal mélodique | Suède |
| Union létale de riffs acérés, d'accents folkloriques et de textes subtilement ténébreux, voici peut-être le plus pertinent de tous les manifestes Black des Nineties. Animés d'une haine glaciale - sans toutefois jamais se départir de leurs atours mélodiques - les 8 psaumes démoniaques qui le composent professent le refus éternel d'un Dieu de lumière. Gemmes noires issues des abysses infernales, Night's Blood et Where Dead Angels Lie enchaîneront votre âme à jamais. Inutile d'en dire plus : ténèbres, emportez moi ! (JS) - Index | |||||
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Dominion |
Interface | Peaceville | 1996 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| On pouvait craindre que Dominion ne soit qu'un groupe de circonstance tentant de s'engouffrer dans la large brèche ouverte par les poids lourds de l'écurie Peaceville. Bien sûr, l'influence de Paradise Lost est indéniable et le chanteur de My Dying Bride fait une apparition sur le splendide Alive ?. Toutefois, ce nouveau quintette anglais a su se forger une identité propre : elle doit en fait beaucoup à la variété du chant, assuré à tour de rôle par deux guitaristes hargneux et par la jolie Michelle. En outre, Dominion est nettement plus énervé que ses illustres prédecesseurs. Le registre est ici résolument Métal - un Doom/Death assez froid marbré de leads élégiaques - mais certaines cavalcades harmonisées ont un petit air de déjà entendu. A l'écoute de Silhouettes ou The voyage, on imagine bien le grand Bruce D haranguer la foule, pied sur le retour et bras tendu vers le ciel ! Interface n'est pas exempt de moments un peu moins passionnants, mais il est étonnament achevé pour un premier album. On attend la suite avec impatience (JS) - Index | |||||
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Engrave |
The Rebirth | SOD | 1998 | Thrash Metal | USA |
| Il n'est pas utile de chercher très loin les références de ce jeune combo californien, car elles vous sautent à la gorge d'entrée ! Les premiers accords de Minister's Nightmare (un titre comme on les aime) portent bien la griffe acérée des pires extrémistes Thrash de la côte Ouest, Slayer époque Hell Awaits en tête. Engrave respecte avec application les figures imposées du genre (est-il nécessaire de vous les décrire ?) et se paye même le luxe d'un instrumental ravageur, le bien nommé Storm Of Obliteration. Histoire de bien enfoncer le clou, le massacre s'achève par une reprise hystérique du Evil Has No Boundaries de Slayer. Ne changez rien, les gars... (JS) - Index | |||||
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Gehennah / Infernö |
Decibel Rebel / Downtown Hades | Osmose | 1997 | Retro Thrash Metal | Suède |
| Voilà enfin l'occasion de ressortir votre cartouchière et vos bracelets cloutés (ou ceux de votre grand frère bedonnant) ! En effet, gavés de Vodka frelatée et de merguez avariées, les immondes Gehennah et Infernö viennent de nous vomir à la face une bonne giclée de Retro Thrash graisseux dans la plus impure tradition de Venom, Kreator et autres Sodom. Quant aux textes qu'ils éructent, ceux-ci dérideraient le Pape en personne. Quelques titres en vrac : Street Metal Gangfighters, Thrash Till Death, Rot In Hell ou encore We Love Alcohol. Réflexion faite, ces deux albums devraient être remboursés par la Sécurité Sociale, bien quils présentent un risque certain pour votre foie et vos cervicales. Mais surtout, malheur au voisin qui viendra vous demander de baisser le son en plein milieu de Beat That Poser Down (JS) - Index | |||||
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Guillotine |
Under The Guillotine | Necropolis | 1997 | Speed/Thrash Metal | Suède |
| Necropolis poursuit sa croisade en faveur du bon vieux Thrash à l'ancienne et qui s'en plaindra ? Voici donc Guillotine, dont tout indique que ses membres vouent une vénération absolue aux premiers albums de Kreator. A la limite du tribute band, Guillotine respecte à la lettre les préceptes du maître et vous retrouverez donc sur ce premier album la frénésie de Flag Of Hate ou Pleasure To Kill, reprise de Tormentor à l'appui. Quant aux textes, la simple lecture des titres confirment qu'ils ne prêchent pas l'amour universel... Toutefois, les Suédois se distinguent du reste de la horde Retro Thrash grâce à la qualité de leur guitariste - Spider, qui apparaît également sur le live de Bewitched. Rien de bien neuf... et c'est heureux ! (JS) - Index | |||||
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Iced Earth |
Days Of Purgatory | Century Media | 1997 | Power Metal | USA |
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Originaires de la caniculaire Tampa (Floride), Jon Schaffer et
Randall Shawver auraient pu devenir vendeurs de glaces au Disneyworld
tout proche. Au lieu de cela, le duo se spécialisa dans le riff
acéré, tenant plus de la tempête de grêle que du citron givré. Et
malgré deux albums massacrés par deux chanteurs exaspérants - Iced
Earth (1990) et Night of the Stormrider (1991) - nos deux
abominables hommes des neiges ne lâchèrent pas prise. En effet, doté
d'un nouveau chanteur - le puissant Matthew Barlow - et dune nouvelle
section rythmique bien robuste, le monstre des glaces rugit enfin
avec le virulent Burnt Offerings (1994), petit bijou de
brutalité mélodique, puis avec se calme avec The Dark Saga
(1996).
Désireux d'effacer un passé difficile, Iced Earth s'est ensuite enfermé aux Morrisound Studios afin de réenregistrer les meilleurs morceaux de ses deux premiers albums. Le résultat est incontestable : le chant de Stormrider, Desert Rain ou Angels Holocaust est enfin digne du rythme infernal imposé par la six cordes de Schaffer ! Rythme infernal qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler une galopade familière. Superbe double digipack, Days of Purgatory contient également des versions différentes de quelques morceaux plus récents (Dante's Inferno, Burnt Offerings, etc) ainsi que des inédits de 1986. Le tout pour le prix d'un seul CD ! Vous l'aurez compris, voici l'occasion de (re)découvrir un groupe injustement méconnu qui pratique un Power Metal résolument technique, à la fois épique et cinglant, où la mélodie est omniprésente sans jamais être mièvre. Et devant ces deux heures de furie glaciale, on ose à peine rêver à ce que pourrait être le nouvel album de Maiden s'il disposait (par miracle ?) d'un tel souffle et d'une telle production (JS) - Index |
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Iced Earth |
Something Wicked This Way Comes | Century Media | 1998 | Power Metal | USA |
| Après un Dark Saga en demi-teinte, Iced Earth était attendu au tournant. Visiblement, le message a été reçu par Jon The Riff Machine Schaffer. Dès les premières mesures de lalbum, sa guitare rythmique donne le ton : Métal, Métal et encore Métal. Explorant tous les registres, du plus brutal avec le quasi-Slayeresque Stand Alone au plus mélodique avec lémouvant Watching Over Me, Iced Earth délivre ici un excellent album. A linstar du Cryptic Writings de Megadeth, SWTWC est lalbum de la maturité et tout fan de Heavy Metal normalement constitué y trouvera plus que son compte (faites vous examiner durgence dans le cas contraire). Il est plus que temps que le public et la presse traitent comme il se doit ce grand groupe, qui est quasi-inconnu chez nous alors quil est en tête daffiche des festivals européens. Alors, en rang par deux et direction la FNAC ! (JS) - Index | |||||
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Immortal |
At The Heart Of Winter | Osmose | 1999 | Black Metal | Norvège |
| Après trois albums ultra rapides, Immortal retrouve le style épique de ses débuts et délivre un opus qui fera date au même titre que le Nightside Eclipse d'Emperor. 6 morceaux, 46 minutes : c'est dire le souffle qui anime Where Dark And Light Don't Differ ou The Heart Of Winter. Délaissant la vitesse pure au profit de riffs et de mélodies plus élaborés, les compositions complexes créent une atmosphère à la fois mystérieuse et majestueuse. Quant aux textes, que dire sinon qu'ils sont dans la pure tradition norvégienne ? A mille lieux d'autres groupes plus grand public et de leurs outrances calculées, Immortal garde le cap. Au nord, bien sûr... (JS) - Index | |||||
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Judas Priest |
Jugulator | SPV | 1997 | Heavy Metal | Grande-Bretagne |
| Si vous en étiez resté à Defenders Of The Faith, n'écoutez pas cet album : vous n'en sortiriez pas vivant. Croyez moi, même le brutal Painkiller ne vous a pas préparé à cet album, car de Heavy Metal il n'est plus ici question. La pochette et les lyrics annoncent la couleur : le rouge sang ! A coup d'injections massives d'ADN Bay Area et d'autres substances mutagènes, la machine a été totalement reconstruite et optimisée dans un unique objectif : vous trépaner dès la première écoute. Objectif atteint ! Qui aura votre peau ? Le bombardement permanent infligé par la section rythmique ? Les rafales de riffs interdits par la Convention de Genève ? Les giclées de napalm des solistes ? A moins que la voix incroyablement effilée de Ripper Owens ne vous tranche bien proprement la tête entre la deuxième et la troisième cervicale ! En signant un tel retour, les quinquagénaires Tipton et Downing viennent de botter paternellement le cul à toute une génération de jeunes groupes aux dents bien trop longues. N'est pas Dieu du Métal qui veut ! Une seule inquiétude : le nouvel album de vous-savez-qui risque de paraître bien rachitique en comparaison... (JS) - Index | |||||
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Katatonia |
Brave Murder Day | Avantgarde | 1997 | ??? | Suède |
| Avec Brave Murder Day, Katatonia livre un second album énigmatique, fascinant et plus inclassable que jamais. Incessante avalanche de riffs dépressifs et lancinants, cet opus provoque d'emblée un malaise diffus, qui se transforme progressivement en claustrophobie métaphysique. Les longs râles rageurs de Michael Akerfeldt (Opeth) - défiant un Créateur indifférent aux souffrances terrestres - n'en rendent d'ailleurs l'issue que trop claire... Rares bouffées d'air de ce morne recueil, quelques intermèdes acoustiques suscitent parfois un bref espoir, mais les leads plaintifs de Blackheim - à la saveur aigre-douce des premiers Paradise Lost - ont bien vite fait de le saborder. Toutes proportions gardées, on retrouve ici la noirceur des vieux Cure, Day et son chant clair rappelant furieusement 17 seconds. Dissonant, morbide, glacial : Brave Murder Day ne serait-il en fait que le sinistre reflet de cette fin de siècle ? (JS) - Index | |||||
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Killers |
New Live & Rare | Cleopatra | 1998 | Power Metal | Grande-Bretagne |
| Qui a dit que Paul DiAnno avait disparu ? Après Killers Live et The World's First Iron Man, voici son troisième album en à peine plus d'un an. Grâce au ciel, point de reprise de James Brown cette fois : place à Killers et à ses riffs aussi lourds et gras qu'un bon cassoulet en boîte. Mais contrairement à ce que le titre de l'album laissait espérer, rien de nouveau ni de rare : ce double CD est un simple best-of des deux albums studio et du live du groupe. Les retardataires y découvriront donc un DiAnno assez énervé et bien décidé à nous prouver qu'un ancien de la NWOBHM peut aussi donner dans le Power Metal. Sans être très originaux, les morceaux sont interprétés avec conviction et bien produits : c'est l'essentiel. Hélas, cette bonne impression est (une fois encore) gâchée par un packaging à faire rougir de honte un hard-discounter albanais. Comble du ridicule, l'illustration de couverture est identique à celle du best-of de Venom paru sur le même label ! Heureusement qu'on l'aime bien, le Paulo... (JS) - Index | |||||
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Konkhra |
Weed Out The Weak | Die Hard | 1997 | Thrash Meta | Danemark/USA |
| Comment sortir de l'anonymat lorsque l'on est un groupe de Thrash sans grande originalite ? Reponse : recruter Chris Kontos (Machine Head) a la batterie et James Murphy (Death, Obituary, Testament, etc) a la guitare. Impact mediatique garanti ! Et la musique, me direz-vous ? A dire vrai, on reste un peu sur sa faim. Principal probleme : une production trop plate et manquant de graves, ce qui est d'autant plus dommage que la demonstration du sieur Kontos est de tout premier ordre. Cote compos, l'influence Bay Area est de mise : du lourd de lourd à la Machine Head (Misery ou My Belief) et quelques morceaux plus rapides dans la lignée de Testament (Time Will Heal ou Through My Veins). Bien que l'ensemble soit tres correct, on attend en vain le morceau qui mettra le feu aux poudres. Et si les leads melodiques de Murphy sont toujours aussi somptueux, celui-ci se limite au strict minimum syndical. Au total, la presence de deux pointures du genre sauve de justesse un album qui est loin de tenir ses promesses. La prochaine fois... (JS) - Index | |||||
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Manowar |
Hell On Stage Live | Nuclear Blast | 1999 | True Heavy Metal | USA |
| On a aujourd'hui tendance à qualifier de Métal tout et n'importe quoi, et à traiter de ringards les groupes et les fans qui persistent à brandir l'étendard du Heavy Metal traditionnel. Permettez moi donc de rafraichir la mémoire aux pseudo-intellos qui crachent aujourd'hui sur les formations de leur jeunesse : Manowar EST le Métal. Aucun groupe ne personnifie mieux cette culture et son éthique. Que les ayatollahs du musicalement correct retournent donc écouter le dernier groupe "Métal" du moment. Ils ne sont de toute façon pas en mesure d'apprécier la beauté de ce live tout en nuances, à la fois majestueux et lyrique. Mais sachez qu'on ne peut pas se dire fan de Heavy Metal et dénigrer Gates Of Valhalla, Brige Of Death ou Heart Of Steel. Point final (JS) - Index | |||||
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Manowar |
Hell On Wheels Live | Nuclear Blast | 1997 | True Heavy Metal | USA |
| Fuyez, infdèles : Ils sont de retour pour défier ceux qui oseraient encore se dresser face à eux. Les Seigneurs de la Guerre ont forgé l'Arme Ultime afin d'écraser leurs ennemis, de les voir mourir devant eux et d'entendre les lamentations de leurs femmes. Imparfaite, brute de fonderie, celle-ci broie plus qu'elle ne tranche, mais qu'importe si elle tue ! De rares aventuriers ont chevauché par delà les contrées les plus reculées du Royaume Franc, combattant sans répit le Hun pour gagner le privilège d'être reçus à la cour des Rois. Ils sont aujourd'hui récompensés de leur Fidélité et pourront se remémorer à loisir ces instants de Gloire. Quant aux autres, qu'ils se préparent au déluge de Feu et d'Acier qui s'abattra bientôt sur eux. Entonnons notre Hymne de Bataille, mes Frères et Soeurs : notre Triomphe est proche ! (JS) - Index | |||||
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Marduk |
Panzer Division Marduk | Osmose | 1999 | Black Metal | Suède |
| Quelques tonnes d'acier dans un monde de larves : telle pourrait être la devise de ces Suédois fous furieux! Rejetant catégoriquement toute tentation gothico-fémino-dépressive, Marduk n'a besoin que de 30 minutes pour s'affirmer comme le maître du Black Metal brutal : seul Mayhem pourra lutter pour le titre (à condition que les membres du groupe réussissent à rester en vie). Joués à fond de bout en bout, les huit morceaux ont la finesse d'un éclat de shrapnel fumant et leur idéologie sans équivoque risque de faire bien des dégâts parmi notre belle jeunesse française. Tant mieux ! (JS) - Index | |||||
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Mayhem |
Live In Leipzig | Avantgarde | 1993 | Black Metal | Norvège |
| Dans d'autres circonstances, cet album à la production plus que modeste serait passé totalement inaperçu. Oui mais voilà, il constitue la seule trace officielle d'un line-up devenu culte autant pour son avant-gardisme musical que pour sa destinée tragique. En effet, Dead (chant) se suicidera peu après la fin de la tournée, cet album live posthume lui étant d'ailleurs dédié. Quant à Euronymous (guitariste et fondateur du groupe), il sera assassiné par Varg Vikernes (Burzum) fin 1993. Cet opus mythique enregistré en 1990 - soit plusieurs années avant le premier album studio du groupe - comporte évidemment les futurs classiques : tout amateur de Black Metal se doit absolument de le posséder, aussi bien pour son extrémisme absolu que pour son caractère fondateur (JS) - Index | |||||
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Mayhem |
Mediolanum Capta Est | Avantgarde | 1999 | Black Metal | Norvège |
| L'épopée sanglante de groupe maudit est indissociable de ses rares apparitions scéniques. Il était donc logique que le premier album suivant leur résurrection soit un album live. 8 ans après un Live In Leipzig élevé depuis au statut de relique infernale, les géniteurs du batard Black Metal signent un nouvel un opus apocalyptique : jamais cette scène n'avait engendré un tel monstre. On connaissait certes la violence inouïe des morceaux de Mayhem mais les hurlements stridents de Maniac les rendent encore plus terrifiants. Dès les premières mesures de Deathcrush, le venin craché par le successeur de Dead glace le sang et l'on est alors convaincu d'avoir affaire à un pur psychopathe. Le reste du groupe est à l'avenant mais c'est évidemment Hellhammer qui impressionne le plus : la punition qu'il nous inflige est digne de Pete Sandoval, commando de choc de l'Ange Morbide. Un nouvel album studio est prévu à l'automne 99 : il devrait s'intituler A Grand Declaration Of War. On en frémit d'avance... (JS) - Index | |||||
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Mayhem |
Wolf's Lair Abyss | Misanthropy | 1997 | Black Metal | Norvège |
| Après l'assassinat d'Euronymous en 1993, on pensait que le démon Mayhem avait définitivement quitté le monde des vivants. Mais sa mission n'était visiblement pas terminée. Rejoints par Maniac (chant) - qui avait déjà appartenu à l'une des toutes premières incarnations du groupe - et Blasphemer (guitare, ex-Aura Noir), Hellhammer (batterie) et Necrobutcher (basse) signent donc avec ce mini-album un retour dévastateur. Assumant totalement son rôle précurseur, Mayhem remet ici les pendules à l'heure quant à l'exacte nature du Black Metal : brutale et blasphématoire ! Les hurlements de Maniac le bien-nommé risquent d'ailleurs de devenir la référence du genre. Quant au déluge sonore qui s'abat sur nous sans discontinuer, il donne un nouveau sens au mot "extrême". Evil never dies... (JS) - Index | |||||
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Megadeth |
Live Trax | 1997 | Heavy/Thrash Metal | USA | |
| Sortie pour célébrer l'arrivée de MegaDave et ses samouraïs au pays du Soleil Levant, cette galette (de riz ?) est une excellente surprise. Tout d'abord, elle comporte sept titres live au lieu des six mentionnés sur la pochette : deux datant de la tournée Youthanasia et déjà disponibles sur le single Trust (Tornado Of Souls, A Tout Le Monde), et cinq enregistrés au tout début de la tournée Cryptic Writings (Reckoning Day, Peace Sells &, Angry Again, Use The Man, She-Wolf). Pour être honnête, je dois dire que comme cela fut le cas pour Youthanasia, ma première réaction à l'écoute du dernier album fut plutôt négative en raison d'une production trop... américaine. Mais une fois de plus, un show titanesque au Zénith a annihilé mes réticences. En effet, la scène insuffle à un Use The Man ou un Reckoning Day une sauvagerie qui leur fait défaut en studio, les classiques n'ayant par ailleurs jamais été aussi meurtriers. L'heure de la revanche a sonné pour celui qui composa il y a une éternité une bonne partie de Kill Them AlLl et Ride The Lightning. L'homme s'est heureusement assagi, mais le musicien est bien meilleur et tout aussi rageur qu'en 1982, lui ... Ruez vous donc sur ce Live Trax, and if there's a new live, I'll be the first in line ! (JS) - Index | |||||
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Mithotyn |
King Of The Distant Forest | Invasion | 1998 | Viking Metal | Suède |
| Changement de cap... Après un Sign Of The Ravens relativement calme, Mithotyn hausse le ton et se rapproche du son typique de l'école Suédoise : la majorité des morceaux évoque tour à tour Dissection et In Flames, le clavier étant donc réduit à jouer les seconds rôles. L'atavisme Viking de Mithotyn n'a pas pour autant totalement disparu : même s'ils sont plus discrets, les choeurs guerriers font encore quelques apparitions et la plupart des mélodies ont conservé leur cachet folklorique. Au total, il est difficile de reprocher quoi que ce soit à cet album, hormis un certain manque d'originalité. L'opus précédent laissait espérer mieux (JS) - Index | |||||
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Mithotyn |
In The Sign Of The Ravens | Invasion | 1997 | Viking Metal | Suède |
| Le succès d'Enslaved aidant, un nombre croissant de groupes mêle Black Metal et inspiration Viking. Mithotyn en fait partie et ce premier album les classe d'emblée comme l'un des meilleurs espoirs du genre. Malgré une production un peu fine, les hymnes guerriers qui composent In The Sign Of The Ravens possèdent en effet une dimension épique indéniable. Le mérite en revient essentiellement à la qualité de mélodies interpretées par une guitare fort inspirée, rejointe de temps à autre par un clavier qui sait rester discret. Un peu à la façon d'Amorphis, Mithotyn parvient à restaurer l'atmosphère de mondes disparus, et ce sans jamais tomber dans le ridicule : l'instrumental Lost in the mist est d'ailleurs un bel exemple de Métal médiéval. Si le chant est lui presque exclusivement Black, les compos progressent néanmoins à un rythme posé, le groupe y incorporant à bon escient des touches Heavy Metal qui accroissent leur puissance. Mais rassurez-vous : les riffs Black ne manquent pas et les passages les plus sombres rappellent même les premières oeuvres de Satyricon. Un album intelligent et rafraîchissant ! (JS) - Index | |||||
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Night In Gales |
Thunderbeast | Nuclear Blast | 1997 | Death Metal mélodique | Allemagne |
| Si les prétendants au trône du Death Metal mélodique sont nombreux depuis qu'At The Gates l'a laissé vacant, bien peu peuvent réellement espérer ceindre la couronne. Et même si In Flames paraît le mieux placé, Night In Gales défend ses chances de bien belle manière. Sans être révolutionnaire, Thunderbeast démontre à nouveau l'excellent niveau technique des Allemands et leur sens de la mélodie : les deux guitaristes ont bien potassé le Murray/Smith en 10 leçons et cela paie. Vous aurez bien du mal à vous sortir du crâne les riffs entêtants de Stormchild ou Feverfeast ! Ceux pour qui Death Metal rime forcément avec Cannibal Corpse ont ici une excellente occasion de se remettre à niveau. Allez, les papys, y'a pas que Thin Lizzy dans la vie ! (JS) - Index | |||||
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Nocturnal Rites |
The Sacred Talisman | Century Media | 1998 | True Heavy Metal | Suède |
| Malgré son patronyme Black Metal en diable (humour), Nocturnal Rites sévit dans la plus pure tradition de Saxon, Helloween et autres Manowar. Troisième offrande païenne de ces sympathiques Vikings, The Sacred Talisman surpasse aisément leurs efforts précédents. Ceints d'une production effilée, les 11 chants guerriers qui le composent raviront les amateurs des groupes pré-cités et agaceront les détracteurs du genre (tant mieux). Quoi qu'il en soit, Nocturnal Rites se place ainsi dans le peloton de tête de la New Wave Of Medieval Heavy Metal. Et si les innombrables "emprunts" font parfois tiquer, mieux vaut les considérer comme un hommage aux groupes au depend desquels ils s'opèrent. Sans cela, on risquerait de se gâcher un album fort réussi pour pas grand chose. A cet égard (comme à bien d'autres), la comparaison avec leurs compatriotes d'Hammerfall est aussi inévitable que pertinente. Si ça continue, la Suède sera bientot plus réputée pour ses groupes de Métal que pour la proverbiale blondeur de son gente feminine... (JS) - Index | |||||
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Opeth |
My Arms, Your Hearse | Candlelight | 1997 | Death Metal progressif | Suède |
| Nouveau coup de maître pour Opeth : les Suédois se sont à nouveau surpassés, ce qui est incroyable étant donné la qualité de précédents albums. La richesse de My Arms, Your Hearse est en effet stupéfiante et elle le rend tout bonnement inclassable. Aussi à l'aise dans les passages Black que dans les parties classiques de guitare acoustique ou dans les solos fulgurants, Opeth nous éblouit par le degré délaboration de ses longues compositions. Rarement aura t-on entendu autant de riffs et de breaks différents sur un album de Métal (Dream Theater ? Laissez-moi rire !). Pour couronner le tout, les lyrics (tantôt en chant clair, tantôt en chant Black), bien que courts, sont toujours aussi sombres et ciselés. Mon album de l'année (JS) - Index | |||||
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Opeth |
Orchid | Candlelight | 1994 | Death Metal progressif | Suède |
| Initiatique et onirique, l'univers musical d'Opeth donne naissance à des compositions alambiquées, dépassant allègrement les 10 minutes et se libérant des structures convenues. Hymne païen à la nature et ses esprits, Orchid déroule des nappes d'accords aux mille nuances. Fil conducteur de cette aurore boréale, les cavalcades envoûtantes de Mikael Akerfeldt (chant & guitare) sont tissées de passages acoustiques portant la griffe des groupes progressifs des Seventies, Camel en tête. Unique et indescriptible : jamais vous n'aurez fait de voyage plus féerique (JS) - Index | |||||
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Orange Goblin |
Time Travelling Blues | Rise Above | 1998 | Doom Metal | Grande-Bretagne |
| Amis du Doom à l'ancienne et de la santé par les plantes, voici de quoi vous remplir à la fois les oreilles et les poumons ! Avec pas moins de 71 minutes au compteur, ce petit bijou n'a rien d'un pétard mouillé, bien au contraire. Difficile de croire qu'il ne s'agisse là que du deuxième album de cette jeune formation de l'écurie Rise Above. Premier choc : le gros son qui permet aux volutes de riffs gras de tournoyer à leur aise autour du groove irrésistible de la section rythmique. On se demande d'ailleurs d'où peut bien sortir ce Chris Turner, batteur au feeling ahurissant... Plus bluesy que Sabbath, moins disco que Cathedral, la bande de gobelins fume certes les influences 70s à la chaîne mais elle sait aussi appuyer sur l'accélérateur quand il le faut. Ceux qui s'attendaient à un coup de caisse claire toutes les trente secondes en seront d'autant plus pour leurs frais que dans un registre proche de celui de Lee Dorrian (Cathedral), Ben Ward (Ward. Je vous jure...) injecte une pêche toute contemporaine aux sonorités d'antan. Orange Goblin : le secret le plus mal gardé du Rock d'outre-Manche ! (JS) - Index | |||||
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Pantera |
Official Live : 101 Proof | Eastwest | 1997 | Thrash Metal | USA |
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Après l'accueil mitigé réservé à The Great Southern Trendkill
et en l'absence de toute tournée européenne depuis 1994, les Cowboys
de l'Enfer se devaient de donner tort à une certaine frange du monde
du Métal qui les déteste (et à laquelle ils le rendent bien), celle
qui ne voie en eux qu'un groupe de brutes primaires faisant
uniquement salle comble chez les petits blancs frustrés et racistes
du Sud des USA. Les cinq tournées sold-out qu'ils ont depuis
accomplies en Amérique du Nord (Ozzfest inclus !) constituent à elles
seules un démenti cinglant : Pantera est aujourd'hui le leader
incontestable du Métal brutal, place laissée vacante depuis que
Merdallica a gratifié les égouts de la planète de l'étron nauséabond
qu'est Load.
Histoire d'enfoncer le clou, les quatre Tueurs de Mode nous assènent un album live de haute volée. Un peu à la façon d'un Manowar que tout le monde croyait bel et bien moribond (jusquà la bombe Louder Than Hell), la Panthère rugit plus fort que jamais et fait la part belle aux classiques (Walk, Cowboys from Hell, This Love, Becoming) dont elle nous assène des versions explosives. TGST n'est certes pas oublié (War Nerve, Sandblasted Skin, Suicide Note Pt. 2) mais il est vrai que, manquant de groove, ses morceaux extrémistes se prêtent peu à la scène. La performance des deux frangins et de leurs complices est impeccable. Phil alterne avec habileté hurlements et chant modulé (Cemetary Gates !), haranguant le public comme jamais. Vinnie martèle ses fûts avec puissance et précision, exécutant des passages meurtriers à la double pédale. Rex, certes extrêmement discret dans le civil, est bien un élément indispensable : il tisse ici avec sa quatre cordes une toile vrombissante à laquelle il est impossible déchapper. Enfin, Dime, mon barbu préféré depuis que Kerry King s'est rasé, est tout bonnement extra-terrestre : comment un seul homme peut-il à la fois assurer une rythmique de Thrash aussi monstrueuse et des solos aussi alambiqués (A New Level) ? Sans lui, Pantera n'est rien. Le tout est renforcé par un gros son, compact mais net : la supervision du choix des morceaux et de la production par Dime n'y est sans doute pas étrangère. Afin de se faire définitivement pardonner de nous avoir frustrés d'une telle expérience depuis plus de 3 ans, Pantera nous offre de surcroît deux nouveaux morceaux studio qui marquent une certaine rupture avec TGST : bien que violents (mais pourrait-il en être autrement ?), ils semblent indiquer la fin de la période plus-brutal-que-moi-tu-meurs des Texans et le retour salvateur du groove et de la mélodie. Soyez rassurés : la fosse commune nest pas à l'ordre du jour pour Pantera. Celle du Zénith en revanche... (JS) - Index |
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Paul DiAnno |
The Worlds First Iron Man | 1997 | Heavy Metal ? | Grande-Bretagne | |
| Le DiAnno nouveau est arrivé ! Tout comme le Beaujolais du même nom, les cépages sont multiples et si la quantité est bien là, la qualité frise hélas souvent la piquette... Tout d'abord, que dire des reprises de Living In America et Play That Funky Music, sinon qu'elles constituent un détour de plus sur un itinéraire musical déjà tortueux. Uniques nouveautés de cet album, elles laisseront perplexes même les fans les plus acharnés. Suit une floppée de morceaux principalement écrits par Lea Hart (ex-Fastway). Depuis longtemps disponibles sur de multiples compilations regroupant les anciennes gloires de la NWOBHM (The Original Iron Men et autres All-Star Brits à deux francs six sous), ces morceaux de Hard FM insipide, temporairement sauvés de l'oubli par la présence de Paul, n'auraient pas dû refaire surface. Cet album décidément hétéroclite s'achève par cinq reprises live, dont quatre de Maiden. Semblant provenir de la dernière tournée de Killers, elles sont pourtant très inférieures aux versions présentes sur leur live. Production honteuse, morceaux amputés, interprétation trop approximative : seule Remember Tomorrow parvient à rallumer la flamme l'espace de quelques instants. Reste à savoir quelle a été la part de Paul dans la réalisation de cet album dénué de nouvelles compos et relevant du bricolage studio le plus approximatif (JS) - Index | |||||
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Primal Fear |
S/T | Nuclear Blast | 1998 | Speed Metal mélodique | Allemagne |
| Lorsque Ralf Scheepers (Gamma Ray) et les vétérans de Sinner s'associent, c'est bien évidemment pour jouer du Speed mélodique : comment aurait-il pu en être autrement ? Le genre ne s'accomodant que de peu de variations (quel euphémisme), il n'y a donc pas l'ombre d'une surprise sur ce premier album aussi ridiculement prévisible qu'honteusement jouissif. Des hurlements de Ralf - plus Rob Halford que jamais - aux guitares de Matt Sinner - 50% Helloween 50% Accept : 100% teuton - tout est calibré sur mesure pour garantir un headbanging optimal. La réputation de la sidérurgie d'outre-Rhin n'est d'ailleurs plus à faire, alors faites péter la Lager et en avant pour 47 minutes d'air guitar. A bien y réfléchir, il y a quand même une "innovation" sur cette album : Formula One, inspirée par les exploits mécaniques d'un autre Ralf. Celle-là, personne n'avait encore osé nous la faire... (JS) - Index | |||||
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Psycho Motel |
Welcome To The World | Castle | 1997 | Heavy Rock | Grande-Bretagne |
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Mais qui est aujourd'hui Adrian Smith ? Le soliste surdoué qui
contribua tant à la légende de Maiden ? Le chanteur bien pop sur lui
d'A.S.A.P ? L'usine à riffs de Psycho Motel ? Sans doute tout cela à la
fois, ce qui nous vaut cet album complexe mais cohérent. A n'en pas
douter, il déplaira aux inconditionnels de la descente de manche. En
effet, au lieu de rester en terrain (trop) connu et de nous resservir
des plans éculés, Smith nous offre une vivifiante promenade à travers
un univers musical étonnement riche.
Sa participation à Accident Of Birth, bien que limitée, avait d'ailleurs annoncé la couleur : heavy, oui, passéiste, non ! Moins acrobatique que son prédécesseur Solli, le nouveau chanteur Andy Makin opère d'ailleurs avec efficacité dans un registre plus moderne. De plus, contrairement aux morceaux de Psycho Motel qui possédaient chacun un style bien précis, chaque compo de Welcome To The World mélange bonnes vieilles traditions et modernité. Cette alchimie fonctionne bien, comme sur No Loss To Me, qui tient tout autant du N.I.B. de Black Sabbath que du Sad But True de feu Metallica, ou sur I'm Alive dont Deep Purple ne renierait sans doute ni la rythmique ni le solo flamboyant. Et si certains morceaux, comme The Last Chain, Rain et Believe, regorgent de sonorités venues de Seattle, ils portent toutefois un sceau métallique bien familier. Ce mélange des genres est particulièrement abouti sur Welcome To The World et Something Real, qui ne manqueront pas de vous surprendre par leurs nombreux changements de tempo et leurs multiples références aux plus grands noms du Hard. Enfin, la perle noire quest Into The Black n'aurait pas déparé sur Accident Of Birth : riffs de plomb, double grosse caisse et chant digne d'un Faith No More grande époque. Vous l'aurez compris, de Trooper il n'est ici point question et le fossé musical qui sépare aujourdhui Adrian Smith de ses anciens collègues n'a jamais été aussi large. Faut-il pour autant le regretter ? (JS) - Index |
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Rhapsody |
Legendary Tales | CNR | 1997 | Speed Metal Symphonique | Italie |
| Cette nuit, jai rêvé d'un concert regroupant Manowar, Angra et Rhapsody. Ce groupe italien, qui vous donnera envie de revêtir votre armure et d'aller chasser le troll dans le RER, est en effet leur digne successeur. Refusant de courber l'échine sous le joug de l'orthodoxie du Speed Metal mélodique, Rhapsody déploie audacieusement des éléments classiques et folkloriques. Cependant, jamais la technicité pourtant étourdissante des musiciens n'étouffe l'intensité et l'émotion dont regorgent des perles comme Rage Of The Winter ou Land Of Immortals. Majestueuse et chatoyante, cette épopée Heroic Fantasy ravira les disciples d'Aldur, les serviteurs de Crom et tous les Frères et Soeurs du Vrai Métal en général. Lord of the thunder please be my guide - Before and after my last ride - I'll be your soldier serving the light - Riding forever alive and proud : faites donc votre cette prière et allons ensemble pourfendre quelques orcs puants avant le festin ! (JS) - Index | |||||
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Scepter |
Metal Supremacy | Merciless | 1996 | Thrash Metal | USA |
| Ah, Celtic Frost, Sodom... Visiblement, Scepter aussi regrette cette belle époque, car les quatres morceaux figurant sur ce 45 tours en sont le fidèle prolongement. Dans un style proche de celui d'Usurper, le trio de Chicago ne fait donc pas dans la finesse : du lourd, du lourd, rien que du lourd. Ni les compos ni l'interprétation ne se distinguent par leur originalité, mais n'est-ce pas là la loi du genre ? Et comme le dit si bien la pochette : if you don't like it, you can fuck off and die ! Un joli petit picture disc qui comblera les fanatiques de Thrash à l'ancienne et les collectionneurs (JS) - Index | |||||
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Sepultura |
Against | Roadrunner | 1998 | Thrash Metal | Bresil/USA |
| Apres le départ de Max Cavalera dans les conditions que l'on sait, ses trois collègues ont decidé de continuer sans lui. Décision curieuse, car comment Sepultura pourrait-il exister sans celui qui a compose la quasi totalité de son répertoire ? Imaginerait-on Maiden sans Steve Harris ou Megadeth sans Dave Mustaine ? Certes, on ne refait pas l'histoire mais que penser du remplacement de Max par Derrick Green, parfait inconnu n'ayant a son actif qu'un album de Hardcore avec Outface ? 50 écoutes d'Against plus tard, le mystere reste pour moi entier. Malgre un physique impressionnant, l'auto-proclamé Predator est en effet très loin de faire le poids, comme l'ont confirmé ses mediocres prestations sceniques. Hélas, les compos sont tout aussi décevantes : évoluant entre Hardcore générique et néo-Metal pataud, pas un seul morceau d'Against n'atteint la cheville d'Attitude ou de Ratamahatta (hormis peut-être Old Earth). Quant à y chercher un Slave New World ou un Territory... L'absence d'une deuxième guitare se fait cruellement sentir et ni les solos de moins en moins inspirés d'Andreas ni la profusion de percussions en tout genre ne relèvent le niveau. Sepultura doit se ressaisir tres vite (JS) - Index | |||||
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Six Feet Under |
Maximum Violence | Metal Blade | 1999 | Death Metal | USA |
| Le titre et la pochette laissaient présager d'un carnage en règle. Promesse tenue ! Troisième album des bouchers californiens (et de loin le plus menaçant), Maximum Violence risque de devenir l'album de chevet du bon apprenti tueur en série. Maniant Death brutal et groove ultra heavy, le saigneur Chris Barnes et sa troupe nous précipitent dans un univers étouffant et malsain, où les amateurs de sensations fortes pourront étancher leur soif d'hémoglobine. Et puisque le digipack (édition limitée!) comporte une savoureuse reprise de Wrathchild, laissez-vous donc aller... et succombez ! (JS) - Index | |||||
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Slayer |
Divine Intervention | American Recordings | 1994 | Thrash Metal | USA |
| Enfin ! Les bouchers californiens n'auront pas mis moins de quatre ans pour accoucher du successeur de Seasons In The Abyss et on commencait à se demander si le départ de Dave Lombardo n'avait pas mis un point final à la carrière de Slayer. Voila d'ailleurs bien la question que tout le monde se pose : son remplaçant est-il à la hauteur ? La réponse est oui (ouf...) : le sieur Paul Bostaph (Forbidden) remplit sa tache avec une brutalité tout à fait satisfaisante ! Quant aux nouvelles compos, elles sont pour la plupart l'oeuvre de Kerry King ce qui explique sans doute leurs tempos plutôt ahurissants : si Dittohead n'est pas le morceau la plus rapide jamais écrit par Slayer, on ne doit pourtant pas en être bien loin... Le kamarade Hanneman s'illustre lui avec deux ritournelles fleurant bon l'amour du prochain et la joie de vivre : SS-3 - qui ne manquera pas de faire grincer quelques dents - et 213, présentée comme une chanson d'amour façon Slayer... Les textes sont bien évidemment toujours aussi morbides, les solos toujours aussi malsains et le chant d'Araya toujours aussi percutant (mais en doutiez vous ?). Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire de Slayer 1994 un très bon millésime : buvez, ceci est mon sang... (JS) - Index | |||||
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Slayer |
Diabolus In Musica | 1997 | Thrash Metal | USA | |
| Ca devait arriver un jour. Après avoir enchaîné les albums plus cultes les uns que les autres, Slayer sest planté. Brutal, Diabolus In Musica lest. Mais cela ne suffit pas et le terme qui décrit sans doute le mieux ce nouvel album est bâclé. On connaissait la réputation de feignasses d'Araya and co., mais quatre ans d'attente pour du sous-Machine Head pataud et peu inspiré, c'est pousser le bouchon un peu loin. Où sont passés les riffs assassins ? On a beau écouter et réécouter, aucun morceau ne parvient à susciter la transe habituelle. Et ce ne sont pas la production (brouillonne, pour une fois) ou l'artwork (nul, comme toujours) qui dissiperont le malaise. Prenez soin de votre Reign In Blood : il va devoir tenir jusqu'en 2002. Et merde ! (JS) - Index | |||||
| Sodom | Code Red | Drakkar | 1999 | Thrash Metal | Allemagne |
| Encore un groupe qu'on avait enterré un peu trop vite... Il faut bien dire que sa poussive traversée des années 90 ne laissait que peu d'espoir sur la suite des événements. Mais 20 ans après ses débuts fracassants, Tom Angelripper est moins que jamais prêt à déposer les armes. Contrairement à Kreator qui tente péniblement de s'extraire du carcan Thrash, Sodom s'y complait avec une joyeuse férocité. Considéré à juste titre comme l'un des fondateurs du Métal extrême, le trio teuton renoue ici avec son passé le plus glorieux. En 13 morceaux souvent plus slayeresques que nature (Warlike Conspiracy !), Sodom met les "bouchers" doubles pour rattraper le temps perdu. Artillerie (très) lourde, riffs perforants et production belliqueuse : leur registre est certes moins technique que celui de Testament, mais il n'est en pas moins vicieux. En tout cas, si jamais ces deux-la décidaient de faire tournée commune, mettez les cirés : ca va gicler ! (JS) - Index | |||||
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Steel Prophet |
Dark Hallucinations | Nuclear Blast | 1999 | Power/Speed Metal | USA |
| Après de longues années de galère et plusieurs albums sortis sur des labels obscurs, les ricains de Steel Prophet semblent enfin avoir obtenu la reconnaissance qu'ils méritent. Hurleur lyrique, harmonies de guitares à n'en plus finir, cavalcades éperdues : ca ne vous rappelle rien ? Mais Steel Prophet ne se contente pas de resservir quelques vieilles recettes, loin de là. Avec une grande habileté technique, ils savent décliner leur Heavy Metal sous plusieurs formes : ultra rapide (reprise d'Helloween à l'appui), franchement puissant à la Iced Earth, ou plus progressif dans la grande tradition de l'école U.S. Dans tous les cas, voilà un album solide et intelligent à mettre entre toutes les oreilles ! (JS) - Index | |||||
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Steel Prophet |
Into The Void (Hallucinogenic Conception) | Art Of Music | 1997 | Heavy Metal | USA |
| Et de deux pour Steel Prophet. Après un Goddess Principle prometteur mais atrocement produit, Steve Kachinsky et ses troupes reviennent à la charge. L'influence majeure est toujours Iron Maiden et elle est d'ailleurs revendiquée, comme en atteste la stellaire reprise d'Ides of March/Purgatory. Et puisque Trapped In The Trip rappelle curieusement Strange World et Powerslave, on ne pourra décidément pas accuser Steel Prophet d'avoir mauvais goût ! Mais réduire les californiens à leurs quelques emprunts serait une injustice, tel est le soin apporté aux compos. Comportant quelques passages Doom du meilleur effet, celles-ci sont d'ailleurs mises en valeur par l'indiscutable maestria des solos et un chanteur hors du commun. Avec un album d'une telle qualité, il est impossible que la fin des années galère ne soit pas en vue, car parions que les fans de Maiden, Priest ou Mercyful Fate répondront à l'appel du Prophète (JS) - Index | |||||
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Testament |
The Gathering | USG | 1999 | Thrash Metal | USA |
| Les vétérans Chuck Billy et Eric Peterson ne sont visiblement pas encore mûrs pour le golf et le Viagra ! Comme le laissait présager le velu Demonic, ils ont préféré repartir sur le sentier de la guerre. Et puisqu'ils se sont entourés de James Murphy (Death, Cancer, Obituary, etc), Steve DiGiorgio (Death, Sadus) et Dave Lombardo (Slayer, Grip Inc.), on voit mal qui oserait résister à une telle puissance de feu... Loin d'être passéiste, cet album 100% Metal définit le Thrash de l'an 2000 : production é-n-o-r-m-e, maîtrise technique totale, textes d'une noirceur résolument contemporaine... et un groove à faire danser Godzilla ! Ceux qui ont préféré imiter Korn vont avoir un réveil difficile et c'est bien fait (JS) - Index | |||||
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Thyrfing |
Solen Svartnar | démo | 1995 | Viking Metal | Suède |
| Première démo de Thyrfing, Solen Svartnar est tout à fait représentative de la brise Viking qui souffle depuis le succès d'Enslaved. Sur une base Black plutôt mid-tempo, Thyrfing nous offre quelques belles mélodies soutenues par un clavier puissant et majestueux. Et bien sûr, le chanteur entonne ici et là quelques refrains guerriers. La production est modeste, mais quoi de plus normal pour une première démo ? Un groupe intéressant qu'il convient de surveiller (JS) - Index | |||||
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Venom |
Cast In Stone | 1997 | Thrash Metal | Grande-Bretagne | |
| On n'osait plus y croire ! Apres des vacances prolongées dans le Neuvième Cercle de lEnfer, la Trinité du Thrash revient enfin pour nous assener un bon coup de croix inversée entre les deux yeux. L'avenir dira ce qu'il adviendra de cette reformation mais ne boudons pas notre plaisir. Rien n'a changé malgré les années (sauf la production) : les hurlements bestiaux de Cronos, les riffs jouissivement basiques de Mantas et la bastonnade incessante d'Abbadon inculqueront aux jouvenceaux les rudes vertus du headbanging à l'ancienne ! Quant aux vétérans, ils retrouveront sur Cast In Stone tout ce qu'ils ont toujours aimé (ou détesté) chez Venom. Pas la peine d'en dire plus. V-E-N-O-fucking-M ! (JS) - Index | |||||
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Witchery |
Restless & Dead | Necropolis | 1998 | Retro Thrash | Suède |
| Nostalgiques du bon vieux Thrash à Papa, réjouissez vous. Voici l'infâme Witchery, l'un des meilleurs rejetons de la vague Retro Thrash qui déferle depuis un an ou deux sur nos paisibles contrées métalliques. Premier album de ce groupe suédois (y'a un truc dans la bouffe, c'est sûr), Restless & Dead entretient le bûcher allume par Venom, Slayer ou Kreator. De finesse ou de progression il n'est donc ici point question, et l'absorption de quelques bières bien glacées vous permettra sans doute d'apprécier pleinement Awaiting The Exorcist ou House Of The Raining Blood. Certes, Restless & Dead n'apporte rien de neuf, mais c'est là tout son objectif. Du Métal basique à prendre au douzième degré et sans modération (JS) - Index | |||||
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Witchery |
Witchburner | Necropolis | 1999 | Retro Thrash | Suède |
| Yeah ! Déjà de retour ! Pour nous faire patienter avant leur second album, la joyeuse bande d'affreux nous offre 7 titres succulents. Commençons par les reprises. En entrée, un Fast As A Shark (Accept) furieux qui s'achève sur l'intro de Balls To The Walls : cultissime ! Suivent I Wanna Be Somebody (W.A.S.P., abrasif à souhait) et Riding On The Wind (Judas Priest, bof…). Et comme rien ne vaut un petit coup de Black Sabbath, en avant pour un Neon Knights glorieux et qui n'aura sans doute jamais été joué aussi vite ! Pour (se) finir en beauté : 3 inédits, véritables brûlots dignes de la vieille école. Burn, witch, burn! (JS) - Index | |||||
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Various Artists (Darkthrone tribute) |
Darkthrone Holy Darkthrone | Moonfog | 1999 | Black Metal | Norvège |
| Un soir de 1991, le ciel du grand Nord s'embrasa d'une lueur maléfique, sinistre présage de l'apocalypse à venir. Compositions lancinantes et destructurées, feulements haineux, production nécrophile : flambeau vengeur en main, les sinistres prophètes de Darkthrone venaient d'allumer l'infernal brasier du Black Metal... Le reste appartient déjà à l'histoire et il était donc temps de rendre hommage à leur démarche avant-gardiste. Et quel hommage ! Ce brulôt ne porte rien moins que le sceau des 8 plus illustres émissaires du Black Metal norvégien. Certains, comme Immortal et Gorgoroth, restent fidèles au son d'outre-tombe revendiqué par Darkthrone : effroi garanti. D'autres, comme Enslaved ou Emperor, injectent aux classiques une vigueur nouvelle, décuplant ainsi leur pouvoir destructeur. Au delà des polémiques, le sombre règne de Darkthrone est ainsi consacré (JS) - Index | |||||
Contact: Julien - Dernière mise à jour : 4 juin 2006